Kyosil
Par p0d, samedi 8 décembre 2007 à 19:07 :: Corée :: #144 :: rss
Les examens finaux sont enfin terminés ce qui veut dire que la ligne droite qui mène jusqu'aux vacances est déjà toute tracée ! Des vacances amplement méritées contrairement aux étudiants français (la je me fais des amis ^^ 안녕).
Il ne reste plus qu'une semaine environ dont une journée poterie il me semble et la fameuse cérémonie de remise des diplômes. Fameuse car d'une, tout le monde est obliger d'y aller, deux, tout le monde veut son diplôme et trois, un grand buffet nous y attend ^^.
Mais que faire après ? Tandis que les japonais et les chinois vont repartir chez eux pour les fêtes, nous pauvres français que nous sommes, préférons rester ici pour continuer a travailler biensur et accessoirement, éviter d'acheter un billet d'avion aller-retour et se taper 20h d'avion minimum...
J'irai bien faire un tour du cote de Pusanme baigner manger la spécialité locale : les plats de poissons. En tout cas, j'ai encore pas mal de jours pour y réfléchir et organiser un peu le tout.
Mais dans ce parfait état des choses, je m'en rends compte que j'eusse oublier de présenter ma classe : 교실 (kyosil). La voici en vidéo, désolé elle n'est pas très bavarde.
J'avais également pris une vidéo de mon building mais la vidéo donne le mal de mer donc afin que vous conserviez votre clavier dans un état convenable, j'ai préféré ne pas la publier...
Toutefois, une fois n'est pas coutume quelque chose de bizarre s'y est déroulé dernièrement. Une exposition de création métallique et composition florale. Comme quoi, l'art "bourrinal" des hommes peut être appréhendé par les femmes.


Imaginer comment ces femmes pourraient transformer votre atelier préféré !

Sans ses outils, l'ajuma fleuriste n'est rien.

Mais l'ajuma craint le froid également ! Finalement, elle se rapproche de l'humain !

Noël doit rimer avec les fleurs en Corée. A l'image de mon bâtiment, le dortoir s'est paré d'une multitude de fleurs et ce, n'importe ou. Dans les entrées, les cuisines et même la salle pc.

Tout de suite, ça fait beaucoup moins geek ! Au moins, maintenant je me rappelle que je suis dans une université féminine.
Une université très réputée dans le pays étant classée 4e dans le si important classement des écoles.
Comme dans Sport6 le dimanche soir sur M6, voici mon carton rouge !
Comme vous le savez déjà ou non, l'éducation et le statut social en Corée sont très importants. Ce qui nous donne une société en constante compétition et en résulte une pression et un stress énorme sur chaque citoyen Coréen. Et cela commence des le plus jeune age. Au collège, après les cours, les enfants vont dans des instituts prives afin de les préparer au mieux aux examens et dans l'objectif de pouvoir entrer dans un bon lycée puis une prestigieuse université. Ces instituts proposent des lors de les former a leur spécialité qu'ils voudront étudier plus tard en université.
Comme vous pouvez le voir, l'égalité des chances n'est vraiment pas aux gouts du jour car ces instituts, en plus d'être un véritable atout, sont considérés comme un outil essentiel par les parents qui dépensent énormément d'argent pour les payer. Un tel poids financier sur la famille écrase le jeune collégien par la pression exercée par l'enjeu de ses résultats. Il n'est pas rare de croiser des collégiens a 22h dans les rues de Seoul rentrant chez eux après une journée de cours qui aura commencer le matin a 8/9h.
La course au cours optionnels se poursuit au lycée ou les Coréens ne pensent plus qu'a une chose : le concours d'entrée pour les universités. Les cours se prolongent jusqu'à minuit et les devoirs les maintiennent éveiller jusqu'en pleine nuit. L'unique souhait est de pouvoir entrer dans l'une des plus réputées universités du pays qui sont constamment sous pression quant a leur positionnement dans le classement national.
Autant vous dire qu'après avoir suivi près de 7ans de cours complémentaires dans des instituts prives, les coréens issus de familles trop modestes et donc, n'ayant pas eu accès a ces instituts, voient leurs chances très considérablement diminuées par rapport aux "privilégiés". C'est d'ailleurs pendant cet examen d'entrée que l'on voit les familles prier dans les temples afin de demander la réussite de leur enfant sur lequel repose tous les espoirs.
Mais quand est-il de ces universités qui peuvent faire briller les yeux d'un coréen rien que par leurs noms ? A l'Ewha, pour chaque matière il faut un professeur anglais de langue maternelle sauf s'il s'agit d'une autre langue étrangère. Il y a donc une française au sein du département de littérature française mais un anglais ou américain dans les autres matières. C'est assez bizarre de se voir enseigner la littérature coréenne par un américain m'a confié une étudiante. Le probleme : seule la nationalité du professeur compte et non ses compétences. De plus de par leur "exotisme", ils coutent beaucoup plus cher qu'un homologue coréen.
Mais les professeurs coréens ne sont pas en reste, l'école est classée par rapport aux nombres de professeurs anglophones mais aussi pour les plus importants, par leurs nombres d'écrits et de livres publiés. Les professeurs les plus prestigieux se retrouvent donc pressés constamment par les universités afin de sortir un maximum de publications et comme quantité ne rime pas avec qualité, le niveau des publications tend vers le bas.
Et pour finir, je participe moi aussi a la renommée de l'Ewha ! En effet, le nombre d'étudiants étrangers est pris en compte ce qui explique le nombre d'offre considérable qui se présente a un étranger afin d'intégrer un établissement coréen.
Allez, tout ceci m'a donné soif. Je vous invite dans un café qui m'a rappelé de vieux souvenirs en france...


Mais que faire après ? Tandis que les japonais et les chinois vont repartir chez eux pour les fêtes, nous pauvres français que nous sommes, préférons rester ici pour continuer a travailler biensur et accessoirement, éviter d'acheter un billet d'avion aller-retour et se taper 20h d'avion minimum...
J'irai bien faire un tour du cote de Pusan
Mais dans ce parfait état des choses, je m'en rends compte que j'eusse oublier de présenter ma classe : 교실 (kyosil). La voici en vidéo, désolé elle n'est pas très bavarde.
J'avais également pris une vidéo de mon building mais la vidéo donne le mal de mer donc afin que vous conserviez votre clavier dans un état convenable, j'ai préféré ne pas la publier...
Toutefois, une fois n'est pas coutume quelque chose de bizarre s'y est déroulé dernièrement. Une exposition de création métallique et composition florale. Comme quoi, l'art "bourrinal" des hommes peut être appréhendé par les femmes.


Imaginer comment ces femmes pourraient transformer votre atelier préféré !

Sans ses outils, l'ajuma fleuriste n'est rien.

Mais l'ajuma craint le froid également ! Finalement, elle se rapproche de l'humain !

Noël doit rimer avec les fleurs en Corée. A l'image de mon bâtiment, le dortoir s'est paré d'une multitude de fleurs et ce, n'importe ou. Dans les entrées, les cuisines et même la salle pc.

Tout de suite, ça fait beaucoup moins geek ! Au moins, maintenant je me rappelle que je suis dans une université féminine.
Une université très réputée dans le pays étant classée 4e dans le si important classement des écoles.
Comme dans Sport6 le dimanche soir sur M6, voici mon carton rouge !
Comme vous le savez déjà ou non, l'éducation et le statut social en Corée sont très importants. Ce qui nous donne une société en constante compétition et en résulte une pression et un stress énorme sur chaque citoyen Coréen. Et cela commence des le plus jeune age. Au collège, après les cours, les enfants vont dans des instituts prives afin de les préparer au mieux aux examens et dans l'objectif de pouvoir entrer dans un bon lycée puis une prestigieuse université. Ces instituts proposent des lors de les former a leur spécialité qu'ils voudront étudier plus tard en université.
Comme vous pouvez le voir, l'égalité des chances n'est vraiment pas aux gouts du jour car ces instituts, en plus d'être un véritable atout, sont considérés comme un outil essentiel par les parents qui dépensent énormément d'argent pour les payer. Un tel poids financier sur la famille écrase le jeune collégien par la pression exercée par l'enjeu de ses résultats. Il n'est pas rare de croiser des collégiens a 22h dans les rues de Seoul rentrant chez eux après une journée de cours qui aura commencer le matin a 8/9h.
La course au cours optionnels se poursuit au lycée ou les Coréens ne pensent plus qu'a une chose : le concours d'entrée pour les universités. Les cours se prolongent jusqu'à minuit et les devoirs les maintiennent éveiller jusqu'en pleine nuit. L'unique souhait est de pouvoir entrer dans l'une des plus réputées universités du pays qui sont constamment sous pression quant a leur positionnement dans le classement national.
Autant vous dire qu'après avoir suivi près de 7ans de cours complémentaires dans des instituts prives, les coréens issus de familles trop modestes et donc, n'ayant pas eu accès a ces instituts, voient leurs chances très considérablement diminuées par rapport aux "privilégiés". C'est d'ailleurs pendant cet examen d'entrée que l'on voit les familles prier dans les temples afin de demander la réussite de leur enfant sur lequel repose tous les espoirs.
Mais quand est-il de ces universités qui peuvent faire briller les yeux d'un coréen rien que par leurs noms ? A l'Ewha, pour chaque matière il faut un professeur anglais de langue maternelle sauf s'il s'agit d'une autre langue étrangère. Il y a donc une française au sein du département de littérature française mais un anglais ou américain dans les autres matières. C'est assez bizarre de se voir enseigner la littérature coréenne par un américain m'a confié une étudiante. Le probleme : seule la nationalité du professeur compte et non ses compétences. De plus de par leur "exotisme", ils coutent beaucoup plus cher qu'un homologue coréen.
Mais les professeurs coréens ne sont pas en reste, l'école est classée par rapport aux nombres de professeurs anglophones mais aussi pour les plus importants, par leurs nombres d'écrits et de livres publiés. Les professeurs les plus prestigieux se retrouvent donc pressés constamment par les universités afin de sortir un maximum de publications et comme quantité ne rime pas avec qualité, le niveau des publications tend vers le bas.
Et pour finir, je participe moi aussi a la renommée de l'Ewha ! En effet, le nombre d'étudiants étrangers est pris en compte ce qui explique le nombre d'offre considérable qui se présente a un étranger afin d'intégrer un établissement coréen.
Allez, tout ceci m'a donné soif. Je vous invite dans un café qui m'a rappelé de vieux souvenirs en france...


Commentaires
1. Le samedi 8 décembre 2007 à 13:23, par mim@
Réponse de p0d le dimanche 9 décembre 2007 à 16:31
2. Le samedi 8 décembre 2007 à 18:21, par Zifnab
Réponse de p0d le dimanche 9 décembre 2007 à 16:32
Ajouter un commentaire